Déroulement d’une consultation d'ostéopathie vétérinaire


Une totale connivence avec l'animal

L’ostéopathie vétérinaire se fonde sur une totale connivence avec l’animal. L’animal est dans l’acceptation, non dans la contrainte et tout doit être mis en œuvre durant la consultation pour éviter toute situation de stress.

La première étape de la consultation  est la prise de contact avec  votre animal. Cette phase est primordiale car elle va conditionner le bon déroulement de la consultation. Une fois que nous aurons fait connaissance, j’entamerai une phase d’observation à la fois dynamique et statique. Cette phase d'observation permet de voir comment l’animal bouge, de détecter des zones de fonte musculaire, des zones de dépilation par exemple.
Même si ce premier examen tend à m’orienter vers une zone en particulier, mon examen ostéopathique ne se limitera pas à cette zone et restera un examen global.

Un examen global

L'un des principes sur lesquels l'ostéopathie repose est l'unité du corps. Selon ce principe, les différentes parties du corps forment une unité physiologique. Toutes les structures et toutes les fonctions sont intimement liées les unes aux autres et sont interdépendantes.  

Le soin ne s’intéresse pas uniquement à une pathologie donnée ou à une zone précise de l’animal , l’ostéopathie considère l’ensemble de l’animal, ce qui permet un travail plus approfondi et plus global.

« L’ostéopathie traite  l’individu malade et non pas la maladie. » (Dominique Giniaux)

Si vous désirez plus d'information sur les grands principes de l'ostéopathie, n'hésitez pas à consulter la page Principes de l’ostéopathie

Diagnostic ostéopathique 

Le diagnostic ostéopathique consiste à apprécier les restrictions de mobilité des structures, de mettre en relation ces différentes dysfonctions chez un sujet considéré dans sa globalité et de les lier au motif de consultation.

Le  traitement ostéopathique

En traitant manuellement ces pertes de mobilité, le vétérinaire ostéopathe permet à toutes les structures de jouer pleinement leur rôle (nutrition, protection, drainage…) favorisant ainsi le retour à l’équilibre mécanique et physiologique.

Cette stimulation des capacités d’autorégulation de l’organisme lui permet de se régulariser à son propre rythme.

« Le devoir du praticien n’est pas de guérir le malade mais d’ajuster une partie ou l’ensemble du système afin que les fleuves de la vie puissent s’écouler et irriguer les champs desséchés. » Andrew Taylor Still

Il existe différentes techniques de traitement ostéopathique. Certaines plus connues du grand public  comme les techniques dites structurelles ou musculo-squelettiques, d’autres moins comme les techniques fasciales, viscérales, énergétiques, cranio-sacrée ou encore tissulaires. 

  • Techniques musculo squelettiques : De loin les plus connues, ces techniques consistent à redonner de la mobilité aux structures (vertèbres, membres, bassin…) en mettant en œuvre des  techniques  structurelles (le thrust), myotensives (mise en jeu de contractions musculaires), vibratoires…
  • Techniques fasciales : Soit par des techniques de mise en tension des fascia ou alors tout simplement par un suivi des tensions fasciales, le vétérinaire va permettre un relachement des structures et une harmonisation de l’ensemble des fascia de l’organisme
  • Techniques viscérales : Ces techniques s’appliquent à tous les viscères de l’organisme. Toute perte de mobilité ou de motilité d’un viscère quelle qu’en soit son origine (adhérence, spasme, tension…)  se répercute sur son bon fonctionnement. Les techniques viscérales visent à redonner de la mobilité à l’organe.
  • Techniques cranio-sacrées : Les techniques utilisées s’intéressent à la motilité des os craniens ainsi qu’au traitement des tensions meningées.
  • Techniques énergétiques : Ces techniques s’inspirent des médecines traditionnelles comme le Ayurvédisme, la Médecine Traditionnelle Chinoise.  Elles visent à en partie à  rétablir  une harmonie dans la circulation des énergies au sein de l’organisme.


Plusieurs techniques sont en général mises en œuvre au cours d’une consultation en fonction du type de lésion observée mais aussi en fonction de l’animal, acteur important du traitement ; c’est souvent lui qui guide le thérapeute vers le type de traitement qui lui convient le mieux